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  <title>Kristina's blog</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 19 May 2008 11:18:58 +0200</pubDate>
  <copyright>Blog hébergé sur fritalk.com</copyright>
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    <title>Hallucinations</title>
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    <pubDate>Wed, 05 Mar 2008 21:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>kristina</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Un jour, mon père ramena d'une brocante un curieux objet. Semblable à un vase de verre transparent, il trônait sur la table de la salle à manger, où nous nous apprêtions justement à dîner. Je m'approchai avec curiosité, et demandai de quoi il s'agissait. Le verre translucide avait en effet la forme surprenante d'une sphère considérablement aplatie. Ce Smarties de verre géant prolongeait son hémisphère supérieur d'un goulot étroit, s'élargissant progressivement vers le ciel.&lt;em&gt; C'est une cruche&lt;/em&gt;, déclara mon père d'un air savant. L'objet fascinant, tout en courbes et reflets, semblait venir d'un autre monde, et un nom si banal paraissait pour le définir absolument grossier.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une étrange boule d'argent striée de rainures profondes somnolait, coincée dans le goulot. Elle était surmontée d'une tige, d'argent elle aussi, permettant de l'ôter aisément. Je commençai à jouer avec la boule, la soulevant et la replaçant dans son trou de verre tintant, lorsque je fus interrompue par mon père. Il s'apprêtait à faire la démonstration, une bouteille de rouge à la main.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le vin se mit à couler sur la boule d'argent, glissant dans le goulot par les rainures, puis filant brusquement dans toutes directions, après l'amorce d'un virage serré le long des parois de l'ellipsoïde. La transparence du verre laissait croire que le liquide se répandait dans les airs, qu'une fontaine invisible le faisait jaillir sur la table. Les flots écarlates glissaient sans fin sur les courbes de verre, les éclaboussaient sans les souiller.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mon regard se perdit rêveusement dans le vin tourbillonnant. Mille fantômes d'orgies romaines surgissaient, des éclats de rire et des bruits de festins résonnaient dans mon esprit engourdi. Une vision se précisa. Des montreurs d'ours enchaînaient leurs tours sous les yeux de la Cour amusée, les gobelets s'entrechoquaient, arrosant la table de gerbes de vin. Peu à peu, je me sentis glisser. Les voix s'effacèrent. Dans la brume matinale se détacha la sinistre silhouette d'une guillotine. Le rouge coulait de la lame, goutte-à-goutte, lentement. Un frisson courut sournoisement dans les nuques silencieuses.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'air resté en suspension se mit peu à peu à vibrer, le frisson s'échappa dans une brise tiède, emportant la scène. À présent, la forêt se dressait tout autour de moi, étouffante, inhumaine. Une rumeur de tambours planait au loin. Des mains me soulevèrent brutalement et m'emportèrent. La tête pendant dans le vide, je vis défiler les buissons, longtemps. La rumeur s'amplifiait. Puis soudain, le guerrier qui me portait comme un sac se mit à gravir de sombres marches de pierre, à la suite d'autres. Peu à peu les marches se coloraient, rougeoyaient dans la lueur glauque des torches. De minces filets écarlates se mirent à serpenter, grossissant toujours plus. Je fus jeté contre l'escalier escarpé et continuai tant bien que mal à le gravir par moi-même. Bientôt, ce furent des flots pourpres qui dévalaient en cascade sur la pierre, souillant mes pieds nus. Terrifié, je butai sur un corps, vacillai, et rampai de mes dernières forces sous les coups de fouets. Le liquide tiède et épais me léchait le visage, un goût âcre terrassait ma gorge. Soudain, j'eus une sensation de flottement: j'avais atteint la dernière marche. Je roulai sur la plate-forme. Mon corps ne répondit plus, l'image terrible du cadavre sanglant que j'avais heurté continuait d'affoler mon esprit. Mes sens finirent par se brouiller totalement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un instant plus tard, je repris connaissance. Se découpant sur le ciel rouge, un grand couteau s'avançait, inexorablement. Les tams-tams redoublèrent de violence dans ma tête lourde. Mais à l'instant d'atteindre leur paroxysme déchirant, tout disparut subitement, dans un grand sursaut d'effroi.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Et donc, comme je le disais à mamy, cette cruche a la particularité d'éventer le vin, et d'en développer tous les arômes&lt;/em&gt;, poursuivit mon père avec bonheur. &lt;em&gt;Ca fait rêver non?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Délivrée</title>
    <link>http://kristina.fritalk.com/post/20071213/La-poire-delivree</link>
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    <pubDate>Thu, 13 Dec 2007 17:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>kristina</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans la rue bondée, les gens se pressent, s'agitent d'un magasin à l'autre. Je me glisse de colonne en colonne, souple et silencieuse, le col de la veste relevé sur les joues. Une douleur lancinante s'accroche à mon estomac. Je sens la menace d'une nouvelle attaque plâner alentours. Ho non, c'est une fille du cours qui arrive en face. Ma trajectoire dévie d'elle-même vers la gauche, innocemment. Pourvu qu'elle ne me voie pas.&lt;/em&gt;
&lt;em&gt;Qui parle du stress des examens? Ma plus grande terreur, c'est d'entendre soudain dans mon dos cette voix teintée de fausse sympathie prononcer mon prénom, me demander aigrement comment je vais avant de se jeter sur la question cruciale qui est sur toutes les lèvres. Les doigts se tordent, les regards glissent et fuient, le ton est hésitant. C'est tout un art d'attirer la pitié, mine de rien...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le râle des photocopieuses souffle au loin. Le visage engourdi par le froid, elle observe, tapie dans l'ombre, la danse des rapaces rôdant à proximité des auditoires. Les feuilles de notes, noircies à grandes douleurs de poignet tout au long du quadrimestre, s'arrachent et s'engloutissent en un instant, telles la chair d'un cadavre en proie aux charognards.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un mince sourire se dessine peu à peu sur ses lèvres gelées. &lt;em&gt;Pas moi. Plus cette année.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Voyage au pays des songes</title>
    <link>http://kristina.fritalk.com/post/20071120/Le-pays-de-mes-songes</link>
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    <pubDate>Tue, 20 Nov 2007 21:33:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>kristina</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Quand j'étais petite, je croyais qu'il était possible d'attraper la lune. En grimpant très haut et en étirant fort le bras, de la même façon qu'on attrape la plus belle pomme qui nous nargue au sommet de l'arbre. Souvent, le soir, je collais mon nez à la fenêtre du palier, après avoir éteint toutes les lumières, et je contemplais en silence le disque pâle habillé de brumes. Seule dans l'escalier venteux et sombre, les mains en visière autour de mes yeux contre la vitre froide, je ne faisais que regarder, de longues minutes durant. Lorsque la buée laissée par ma respiration commençait à me brouiller la vue, je grimpais sur la marche d'à côté et reprenais cette étrange observation, retenant mon souffle.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;À l'école, la maîtresse nous avait expliqué que la lune était un astre situé à des milliers de kilomètres de la terre, dans l'espace, et qu'on ne pouvait y respirer sans avoir une bulle de verre autour de la tête, comme Neil Armstrong. Lui, c'est le premier homme à avoir marché sur la lune. Il me paraissait bien curieux de croire à cela: moi, la lune, j'y gambadais chaque nuit en rêve, avec juste mon pyjama. D'ailleurs, Wallace et Gromit y sont allés comme moi. Ils en ont même mangé des petits bouts sur des Crackers. J'avais toujours eu envie de goûter à mon tour de ce fromage particulier, mais quand je m'y promenais, je n'y pensais jamais.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois assoupie, la lune m'apparaissait comme une vaste plaine jaune, un désert froid où je courais à perdre haleine. J'y rencontrais parfois de drôles de créatures, c'était amusant. Elles ne parlaient jamais, mais m'emmenaient dans des endroits secrets, remplis de buissons et de ruisseaux silencieux. Parfois, je trouvais sur ma route l'un ou l'autre débris de la civilisation humaine: une machine à laver branlante, accueillant une famille de petits mammifères au pelage soyeux ; un vieux matelas, qu'on traînait au sommet des collines pâles pour faire des glissades ; un radiateur, qui transformé en xylophone géant brisait le grand silence de ses quelques notes sourdes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand j'étais éveillée par contre, tout s'évaporait, et la lune me faisait juste face tout entière dans le ciel noir. Ce doux visage aux yeux tristes me fascinait, suspendu très loin dans le vide de l'univers. Il me semblait pourtant si proche, au point de me donner la sensation de pouvoir lui caresser la joue du bout des doigts. Dans le silence épais de la nuit, je l'entendais quelques fois soupirer et chanter doucement, les jours de chance. Nulle étoile filante ne pouvait prétendre au bonheur que j'éprouvais en ces instants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Je voulus peu à peu apprivoiser cette âme perdue, dans l'espoir peut-être qu'elle me permette, comme par magie, de pénétrer réellement le monde de mes rêves. Je me mettais à parler à voix basse, à raconter de petites histoires sur le ton des confidences. Elle semblait toujours m'écouter avec attention, sans mot dire. Mais les instants que je préférais étaient ceux de son silence mélodieux et enivrant, qui me dévoilait la grandeur et le vide de l'espace.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une nuit d'hiver, alors que toute la famille dormait déjà, mon étrange amie m'appela si fort que je ne pus plus résister au désir d'ouvrir la fenêtre toute grande, et de m'asseoir sur le rebord. Un sentiment curieux me serrait alors l'estomac, délicieuse alchimie de peur et d'engouement. Grisée de silence et d'infini, les yeux rivés sur l'astre lumineux, scrutant le moindre changement d'expression, je me soulevai sur mes petites mains pour être plus proche encore.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Intimidée, elle se dissimula derrière quelques volutes sombres, ne laissant plus voir qu'une tache phosphorescente s'étalant délicatement dans les ténèbres du ciel. &lt;em&gt;Ne pars pas!&lt;/em&gt; soufflai-je. Je me risquai alors prudemment à déposer mes pieds nus sur l'appui de fenêtre glacé, et à me redresser très doucement, les mains agrippées au châssis, le coeur battant. Elle réapparut peu après, espiègle, et je devinai un sourire à peine esquissé au coin du grand cratère de sa bouche.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle était si belle, si proche. On eut dit qu'elle me regardait dans les yeux, cette fois, qu'elle voulait me confier un secret à l'oreille. Plus attentive et tendue vers elle que jamais, j'osai lentement lâcher une main, essayer de la toucher. Elle se faisait mystérieuse. Je pourrais peut-être entendre le secret, si j'attirais son visage à moi. En plissant les yeux, je pouvais deviner au creux d'un grand cratère une vallée luxuriante, semblable à ces petits coins d'Eden peuplant mes songes. Un rocher, une petite source claire, quelques baies juteuses sur un buisson touffu. Un petit robot bizarre qui préparait un pic-nic, s'affairant à déposer des morceaux de lune sur du pain grillé. Il m'attendait sûrement, il me fallait me hâter. J'avais lâché l'autre main, mes pieds vacillaient, mais j'y étais presque. D'un bond, je pouvais le rejoindre et m'agripper à un arbuste, c'était facile... Une porte s'ouvrit alors brusquement en bas de l'escalier, une voix furieuse rugit &lt;em&gt;Redescends de là tout de suite, nom d'un pétard!&lt;/em&gt;, et je courus me jeter dans mon lit, à grands fracas de ressorts et de couvertures.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Autoportrait métaphorique</title>
    <link>http://kristina.fritalk.com/post/20071015/Autoportrait-metaphorique</link>
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    <pubDate>Mon, 15 Oct 2007 16:13:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>kristina</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://kristina.fritalk.com/public/./.Guitare_gros_plan_2_t.jpg&quot; alt=&quot;Guitare main droite&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;	Des angles pointus et graciles d'une adolescente maigrelette aux courbes de femme enceinte, du teint simple et naturel aux agréments les plus fantaisistes, mes couleurs et formes varient infiniment selon le goût et l'humeur. On m'oublie souvent, dans les grands flonflons des fanfares, dans les orchestres tonitruants de tubes et d'archets où je me sens muette. Cependant, je peux vous surprendre bien plus que vous ne le pensez. Sous des apparences timides et calmes, j'ai tout de même plus d'une corde à mon arc. Précises et émouvantes sont mes aiguës, chaleureuses et profondes sont mes basses. Peut-être mon atout serait-il ma grande sensibilité: nul souffle, nul effleurement ne m'échappe, je frémis à la plus légère harmonique, au plus doux des vibratos, et je les répercute à l'infini. Permettez-moi de vous dévoiler aujourd'hui le mystère d'un tempérament riche et nuancé...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Certains soirs, je sais me faire romantique et douce. De chaudes et rondes notes naissent dans ma bouche, sous les mains d'un jeune musicien, seul face au jury. Vertueux de persévérance et d'acharnement, il s'est hissé jusqu'à cette source de haute montagne où les sons coulent, ricochent et se répondent, clairs et pénétrants. Ses doigts fins m'effleurent du manche au chevalet, me chatouillent les cordes. Tantôt avec douceur, telle la caresse d'une brise légère, tantôt avec violence, tel l'ouragan dans les branches du chêne. Nous respirons ensemble, tendus l'un vers l'autre, attentifs à chaque pensée, suscitant une foule d'images et de sentiments dans l'esprit du public. Ému et enthousiasmé, le jury applaudit avec force, lorsque j'eus enfin laissé mourir au fond de mes entrailles la dernière mesure.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il se fait tard, la ville se revêt de son manteau noir, mais voilà, c'est encore un de ces soirs où le sommeil ne vient pas. C'est parfait, car cette nuit, je vous entraîne dans un tourbillon de pure folie, un concert de rock des grands soirs. Étincelante à la bandouillère du chanteur, déjantée et électrique, dans les faisceaux de lumières, vous ne me reconnaissez qu'à peine. Pourtant, c'est bien moi! Une main ferme branche à mon nombril le cordon d'alimentation, un flux d'énergie me traverse soudain. Une décharge fabuleuse me fait bondir, je crache les trois premiers accords comme autant de flammes qui embrasent la foule, et au fond de vos tripes surgit alors la vie, dans toute sa puissance!&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Je sais fort bien que tout débutant pourra me trouver farouche. Cependant, si vous restez toujours droits et vifs, tels les doigts du guitariste, je puis vous promettre que nul son grinçant ne sortira de ma bouche. Je serai l'amie fidèle de tous vos feux de camp, longs voyages et inventions délirantes. Ne m'oubliez pas dans un coin : mon bois vieillirait et mes cordes casseraient, l'une après l'autre, aigries et tristes. Ce qui m'éveille et m'anime, ce sont vos éclats de rire et vos refrains. Ils m'emplissent, me chatouillent, rebondissent en moi comme autant de balles magiques...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Solitude</title>
    <link>http://kristina.fritalk.com/post/20070722/Solitude</link>
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    <pubDate>Sun, 22 Jul 2007 20:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>kristina</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Elle leva les yeux vers sa fenêtre, un profond soupir lui échappa. Le ciel était déséspérément gris. Si terne, si glauque, à en oublier jusqu'à l'existence des couleurs... Elle eut envie de parler avec quelqu'un. De n'importe quoi. Il faisait si calme, un calme à vous rendre sourd. Elle fit quelques tentatives. Timides, certes, mais comment ne pas percevoir cette solitude dans sa voix ? En vain...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Une multitude de pensées se bousculaient dans sa tête, et rien ne pouvait la laisser espérer qu'il existait quelqu'un sur terre qui les partage. Les ombres passaient, s'échappant toujours, d'un ordinateur à un téléphone. Parfois, un visage serein apparaissait, et demeurait un instant. Un regard vrai, une fraction de temps, ouvrait une fenêtre sur l'éternité, qui se refermait aussitôt, un millier de petits riens envahissant l'esprit, tissant un voile infîme devant ces yeux, ailleurs déjà.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://kristina.fritalk.com/public/./.S7300254_s.jpg&quot; alt=&quot;&amp;lt;KENOX S730  / Samsung S730&amp;gt;&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;
Une question lui brûlait les lèvres, chacun de ces jours. Où êtes-vous? N'êtes vous jamais que des courants d'air, des fantômes qui passent ? Assoiffée d'éternité, elle se sentait si différente. Comme le point vide d'un tourbillon, attendant que ces humains pressés l'entourant s'arrêtent un instant, pour lui tendre un sourire, une main... Un éclat de vie. C'est ce qu'elle guettait sans relâche, sa quête ultime. Bien sûr, elle ne se laissait plus décevoir. Peu à peu, elle s'enveloppa d'un voile d'acier, à leur manière, mais sans jamais perdre ce secret au fond d'elle-même : la vie est belle, il y a tant à donner...&lt;br /&gt;
Impassible, elle attendait.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Thank you Africa</title>
    <link>http://kristina.fritalk.com/post/20070624/Thank-you-Africa</link>
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    <pubDate>Sun, 24 Jun 2007 14:02:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>kristina</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Premiers jours de vacances. Les nuits sont si courtes, je suis vidée de toute énergie. Après une après-midi épuisante à la braderie de Wavre, j'arrive en courant à la gare et rate bien sûr le train. Une femme me dit qu'un train pour Ottignies arrive voie 5 dans quelques minutes. Quand celui-ci entre en gare, je monte dedans sans plus réfléchir, m'écroule sur une banquette et m'endors aussitôt. La surprise est assez mauvaise au réveil : le train file tout droit vers Leuven !&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Je résiste à l'envie de descendre au premier arrêt venu, car avant Leuven, ce ne sont que trous paumés et villages déserts où un train passe toutes les deux heures. Seule solution : se farcir Leuven, et puis repartir dans l'autre sens pour Ottignies. Galèèère ! J'ai plein de choses à faire, je suis crevée et je me retrouve à claquer ma tune et à perdre une heure avec ce petit circuit imprévu...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir pesté sur tout le trajet jusqu'à Leuven et m'être retrouvée enfin dans la direction d'Ottignies, je finis par me laisser submerger par la fatigue et m'affaisse la tête dans les bras sur la tablette. C'est en arrivant à la gare de Walibi que je suis réveillée en sursaut : toute une bande de marocains et d'africains débarquent dans mon wagon, sortent les djembés et autres instruments et se mettent à jouer et chanter comme des fous. Encore toute chiffonnée de sommeil, je regarde la troupe, hallucinée. Je me mets à sourire sans savoir pourquoi. Toute l'Afrique était dans mon train, comme un grand coeur battant. Le train filait, et dans le voisinage on devait entendre passer les rythmes endiablés à deux kilomètres à la ronde. Arrivés à Ottignies, la bande remballe les instruments tout naturellement, et chacun repart de son côté. Moi, les rythmes de l'Afrique cognant encore dans ma poitrine,  et un sourire insensé aux lèvres, eux, le vague souvenir d'un zombi mal luné à moitié réveillé dans le wagon... &lt;br /&gt;
Ya pas à dire, il en faut peu pour être heureux, il suffit d'y penser !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Joli mois de mai</title>
    <link>http://kristina.fritalk.com/post/20070515/Joli-mois-de-juin</link>
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    <pubDate>Sat, 19 May 2007 12:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>kristina</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Levée de bonne heure, contrairement à mes habitudes, et armée de mon fluo, je respire un grand coup et m'installe courageusement à ma table. Mon syllabus d'approche diachronique du français m'attend les bras ouverts. Long temps de mise en concentration de mon esprit. &lt;em&gt;Indépendamment de la résistance plus ou moins grande qui est propre à chaque consonne en particulier, les principaux facteurs...&lt;/em&gt; Je m'interromps un instant pour fermer la fenêtre, en dépit de la chaleur. Le chien du haut de la rue hurle à la mort parce qu'il se sent abandonné. Pauvre bête, je pleurerais bien avec toi mais là, j'ai certaines affaires qui me retiennent. Horreur, même la fenêtre fermée je l'entends...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une matinée peuplée de consonnes constrictives et de japements lancinants, voilà que l'après-midi débute avec une folle partie de pétanque dans le jardin d'à-côté. Hum, bien arrosée, la partie de pétanque, à ce que j'entends. Restons calme. Caaaalme. Humpff. Voilà. &lt;em&gt;Les voyelles nasales.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Une heure plus tard, la partie de pétanque semble calmée, et me voilà bien sur ma lancée, partie pour rester concentrée jusqu'au soir. Malheureusement, le sort en avait décidé autrement... BRRRRRRRRRRRRRRR... Ca y est, John débarque, on l'entend à dix kilomètres à la ronde. Il laisse tourner dans l'entrée sa merveilleuse moto trop-de-la-mort, trafiquée à souhait. Les minutes s'écoulent, j'attends calmement qu'il coupe le moteur. Ne pas s'énerver, c'est normal après tout, les jeunes ont besoin de faire du bruit pour se sentir exister. Il est encore au stade anal freudien, comme dirait monsieur Wattiaux, c'est vital pour lui de pétarader. Il faut être compréhensif. Le moteur enfin coupé, c'est la voiture qu'il démarre, avec la stéréo en cadeau-bonus. Je n'ai rien contre le rap, absolument rien, mais à ce volume, je pourrais porter plainte pour agression physique. Voir même mentale, les paroles sont tellement incisives. &amp;quot;Moi j'te kiffe, meuf, yo yo. Alors file moi ton numéro-o-ow&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques &amp;quot;chansons&amp;quot; plus tard, mon voisin préféré se décide enfin à poser ses fesses derrière le volant et à me f... le camp. J'ai juste le temps de laisser s'échapper un soupir de soulagement, lorsque soudain toussotte la première tondeuse de la journée. Et voilà, le bal est ouvert... car en effet, lorsqu'un des habitants du quartier prend la merveilleuse initiative de tondre sa pelouse, il déclanche une espèce de reproduction en chaîne qui fait écho dans tout le Petit-Ry.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fin d'après-midi. Le front sur les poings, à bout de force, j'entends mon frère et ma mère s'engueuler pour une nouvelle question existentielle. C'est alors que j'ose me souvenir de mon étouffante, insupportable bibliothèque, où l'on ne peut ni boire, ni manger, ni tousser, ni étudier à voix haute bien sûr. Mon ultime recours. Mon dernier espoir. À contre-coeur, je rassemble en hâte mes feuilles éparses et m'apprête à partir, lorsque retentit le typique appel à table strident de ma mère. Trop tard, pour la bibli... Bon, demain je me rendrai en bibli dès le matin, par prévention. &lt;br /&gt;
Mais le lendemain matin, dans mon infinie confiance en la nature humaine, j'ose naïvement croire qu'il fera calme dans le quartier, et balance aux oubliettes l'austère bibliothèque de philo et lettres. Erreur fatale, dont je ne prends pleinement conscience qu'une fois exténuée, vers la fin d'après-midi...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Nostalgie</title>
    <link>http://kristina.fritalk.com/post/20070514/Nostalgie</link>
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    <pubDate>Mon, 14 May 2007 01:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>kristina</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;La montée était rude. J'arrive en nage au sommet de la côte, je n'en puis plus. Effondrée sur le guidon de mon vélo, je cherche à reprendre un semblant de souffle, tandis qu'au loin, Youri décrit des cercles impatients. &amp;quot;Bon alors Kri, qu'est-ce que tu fous, tu comptes les pâquerettes?&amp;quot; Très amusant, les ballades à vélo avec son petit frère de 12 ans, surtout quand il fait trois allers-retours sur le temps qu'on en fait un seul. Et ma mère qui avait décrété que ça me ferait du bien, une petite ballade à vélo ! La vague impression de m'être encore fait avoir commence à s'insinuer dans mon esprit. C'est alors que je prends soudainement conscience de l'endroit où je me trouve...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Je passe lentement le long du grillage. Le gamin a pris une longueur d'avance. Seuls les tours de roue agonisants de mon vélo troublent le silence étrange qui s'est installé.  Avec émotion, je contemple la vieille bâtisse de mon école primaire, et la cour de récré qui s'étend sous mes yeux. Tiens, ils ont rajouté un auvent blanc près des classes de quatrième, c'est affreux. Et ils ont repeint le panneau de basket en rose ! Et puis ces bancs en plastique bordeau, déjà à moitié réduits en miettes par les enfants, c'est absurde. Elle a changé, mon école, en huit ans.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais, surtout, elle est devenue si petite ! Je réalise qu'en un seul regard, je peux embrasser presque toute la cour de récré, cette cour qui me paraissait immense, et dont je ne me lassais pas... Combien de jeux, de courses folles n'a-t-on pas vécus sur ces vieilles dalles ? Combien d'histoires n'a-t-on pas inventées, combien de secrets n'a-t-on pas racontés entre les maigres racines du vieux sapin ? Toute mon enfance réside dans cette petite cour, que prolongeait une immense prairie autrefois.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les souvenirs se bousculent dans ma tête, des larmes d'émotion me montent déjà aux yeux, lorsque mon petit frère déboule brusquement sur son destrier, brisant mon silence recueilli d'un coup de frein sec. &amp;quot;Quoi, qu'est-ce que tu regardes? Le nouveau préau?&amp;quot; Bien sûr, lui qui encore l'année passée jouait dans cette cour, il ne pouvait pas comprendre !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&amp;quot;Oui, c'est ça, il est hideux le nouveau préau.&amp;quot; Et d'un bon coup de pédale, je m'élance, espérant prendre une longueur d'avance sur le gamin, et surtout éviter qu'il ne continue à me regarder avec ce petit air amusé...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>L'Université... de grands intellectuels...</title>
    <link>http://kristina.fritalk.com/post/20070508/LUniversite-de-grands-intellectuels</link>
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    <pubDate>Tue, 08 May 2007 19:38:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>kristina</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Ouf, fini ! Je contemple mon travail de long en large, relis avec satisfaction le fruit de longues heures de réflexion sémio-pragmatique. Ca devrait au moins faire un 14 ça. Avec tout le mal que je me suis donné !
Je commence à copier-coller mon oeuvre dans le formulaire prévu à cet effet sur le site internet du cours, lorsque soudain, le désastre traditionnel survient...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En effet, les consignes indiquaient &amp;quot;maximum 3150 signes&amp;quot;. Bien entendu, j'ai beaucoup trop. J'essaie de poster, le site refuse mon formulaire. Il ne me reste plus qu'une chose à faire : arracher assez de morceaux à mon travail pour obtenir le seuil autorisé... Mais comment trouver le courage d'effacer les deux tiers d'un travail qu'on a passé des heures à faire ?? Travail qui, de plus, nous parait si intéressant, si réfléchi, si universitairement excellent ? Rien à faire, c'est comme ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après presqu'une heure d'atroces souffrances à regarder toutes mes belles phrases disparaître de l'écran, avalées par le bouton &amp;quot;delete&amp;quot; les unes après les autres, je parviens enfin à faire rentrer ce qu'il reste de mon travail dans le formulaire électronique. Question 1 : 2250 signes. Question 2 : 450 signes. Question 3 : 450 signes. Et pas une lettre de plus, s'il vous plait !! Voilà ce qu'on apprend à l'université : réduire notre talent, notre réflexion personnelle, notre travail fouillé et approfondi de la matière et notre intelligence à un misérable nombre de signes. J'aurais du naître au temps d'Erasme moi, plutôt qu'à l'ère de la comptabilité et de l'économie de moyens...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Nuit blanche mémorable</title>
    <link>http://kristina.fritalk.com/post/20070422/Nuit-blanche-memorable</link>
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    <pubDate>Sun, 22 Apr 2007 17:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>kristina</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;5h45. Un réveil sonne dans une chambre en-dessous. Déjà ? Je repousse ma chaise et m'étire péniblement. Je ne peux plus voir cet écran, ma vue se brouille. Marie ne réagit plus sur le chat, elle a dû s'endormir sur son clavier. Je décide de faire une pause et de descendre déjeuner avec ma mère, ça me tirera peut-être de mon semi-coma. Mes doigts glacés et engourdis répondent à peine, plus la peine d'essayer de continuer à taper. Et la lutte contre le sommeil devient terriblement pénible. &amp;quot;Si je m'endors, je suis fichue pour de bon&amp;quot;. Tout en descendant lentement les escaliers, j'essaie de me recomposer un visage humain. Les bruits de la cuisine sont comme autant de décharges électriques pour mon cerveau. Maman, en pleine forme pour sa journée vélo à la mer, avec son jus d'orange et sa bonne mine, me fait penser que je dois avoir le teint d'un extraterrestre. Je m'assieds péniblement, évitant de grimacer de douleur. Mes paupières sont lourdes. Au secours, je vais sombrer...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Un quart d'heure plus tard, me voilà de nouveau deux étages plus haut face à l'écran, emballée dans une couverture avec ce maudit café. Je me sens tout de même un peu mieux. Et c'est reparti. Vers 7h30, Marie émerge, elle s'était bel et bien assoupie devant son ordi. Dans une heure, mon cours de grammaire espagnole commence... Non. Je ne pourrai pas. C'est au-delà de mes forces, et il faut que je termine ! Après cinq secondes d'hésitation, toute ma matinée de cours se voit allègrement sacrifiée au profit de ce travail absurde.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;9h30. Je me mets à halluciner. Qu'est-ce que Lionel fait dans le &amp;quot;Don Quichotte&amp;quot;, avec la mule de Sancho Panza? Hum... j'ai dû l'effrayer avec ça, il va se coucher. Après tout au Mexique il est 2h30 du matin. QUOI? Au lit, garnement! Est-ce que je me couche si tard moi, mmh?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;10h. La communication devient compliquée avec Marie, je ne comprends plus ses questions. &amp;quot;On met &amp;quot;montaigne&amp;quot;, dans référence blablabla, ou juste la référence?&amp;quot; &amp;quot;Quoi?? De quoi tu parles?&amp;quot; Sans bouger de ma chaise, je réussis à me cogner partout. Hum. L'heure est grave. Comment faire le compte-rendu d'une monographie de 170 pages sans l'avoir lue? Bah, les journalistes y arrivent bien, pourquoi pas moi après tout...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;11h30. La fin approche, je me secoue pour la dernière ligne droite. J'ai bâclé le compte-rendu, oubliant la moitié de l'ouvrage, mais ça ne fait rien, d'après Marie.
12h30. Débat mémorable sur les notes en bas de page, je cite :
- moi : comment tu cites ton extrait ? Tu mets qui comme auteur, Polet ou Cervantès?
- Marie-Hélène: ben Polet :D lol, il est temps d'arrêter Kri &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;
- moi: ben c'est pas Polet qui a écrit mon extrait, c'est Cervantès :P
-Marie-Hélène: heu non, c'est toi j'espère ^^
- moi: L'EXTRAIT
- Marie-Hélène: ha :D
- moi: on se demande qui a la tête le plus dans le cul
- Marie-Hélène: gnagna :p&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;13h30. Relecture de mon oeuvre. Je me mets à avoir des doutes orthographiques effrayants. Marie débat sur ce qu'il faut mettre dans l'introduction et la conclusion du travail : &amp;quot;Quoi, tu mets &amp;quot;bienvenue&amp;quot; dans ton intro? =) N'oublie pas de mettre &amp;quot;gros bisous&amp;quot; pour Gaëtan a la fin&amp;quot;...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;14h30. Mon travail est imprimé et agrafé. J'essaie de manger quelque chose, mais l'opération s'avère plus douloureuse que prévu : chaque mouvement de mâchoire me donne l'impression que mes tempes vont se déchirer, que les veines de mon crâne vont éclater. Tant pis pour mon estomac.
Un quart d'heure plus tard, un zombie descend vers la gare. Pourquoi elle me regarde comme ça, la petite mémé avec son clebs ? J'ai la sensation que si j'accélère le pas, mes os se briseront comme du verre, mes muscles claqueront comme des cordes de guitare. Mes yeux me lâchent peu à peu, je vois flou.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;15h30. Je rêve. C'est ce petit tas de feuilles misérable que je viens de déposer dans le casier de l'assistant qui est le responsable de mon état actuel. Je savais qu'il me tuerait. Ce n'était pas loin...
Le zombie se remet en branle et se traîne jusqu'à la place de l'Université, où il commate une demie-heure sur le bord de la fontaine. Toujours pas de Marie-Hélène. Je décide d'aller me coucher et reprends le train pour Ottignies. Une copine assise en face de moi me parle, j'ose à peine la regarder dans les yeux de peur qu'elle ne s'enfuie en hurlant. Arrivée sur le quai, un message de Marie qui me cherche à LLN. Zut, je repars dans l'autre sens. Dans le train, je reçois &amp;quot;reste à Ottignies&amp;quot;. Et merde, trop tard. Deux minutes plus tard, me re-voilà à LLN. Sur le quai d'en face, un train bondé pour Ottignies, dans lequel je m'engouffre. Mon gsm vibre, j'ai juste le temps de lire &amp;quot;Rhaaa, bouge plus!&amp;quot;, et de bondir hors du train, pile avant que les portes ne claquent. Quel cirque ! Je m'écroule sur le quai, le dos contre un pylône, et ne bouge plus d'un poil durant de longues minutes, complètement anesthésiée. Un train arrive, une marée humaine se déverse autour de moi. Soudain, Marie surgit et me secoue, je sursaute. Ha, quel bonheur de voir un autre zombie que celui du miroir de ma chambre !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quinze minutes plus tard, nous voilà assises au soleil sur la Grand Place avec un cornet de glace, à converser dans un langage semi-humain, plutôt que d'aller enfin se coucher. Tiens, un message de Sabine : &amp;quot;Il m'a dit que je pouvais le rendre lundi! Je le trouve adorable tout d'un coup!&amp;quot; RHA ! Étrange, mais moi pas. J'ai plutôt envie de l'assassiner, subitement... De le faire mourir dans d'atroces souffrances en le forçant à avaler tout rond mon travail de critique de l'info... Pfff, même plus envie d'aller dormir !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Promenade nocturne</title>
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    <pubDate>Fri, 06 Apr 2007 23:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>kristina</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Il suffit d'un rien parfois. Une chiure de mouche dans l'univers, et on pète les plombs. On a subitement des envies de meurtre, de destruction. Vite, sortir, avant de tout casser!&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La porte claque, je n'entends déjà plus les voix inquiètes qui m'appellent. La rue est sombre et calme. C'est alors que tous mes muscles se bandent et que je me mets à courir, vite, très vite. Courir, jusqu'à ce que les tendons claquent, jusqu'à ce que les poumons explosent. Le temps, le monde n'existent plus. Il ne reste que moi et ma colère, et je cours.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://kristina.fritalk.com/public/Rue_sombre.jpg&quot; alt=&quot;Rue_sombre.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Tout aussi brutalement, sans raison, je finis par m'arrêter. Le souffle court, les jambes douloureuses, je me remets à marcher, lentement. Longuement. Les minutes passent ainsi et mon cerveau se vide. Je ne sais pas où je vais. Peu importe. Mes pieds avancent, lentement. Je ne sais plus qui je suis. Je suis vide. La colère m'a quitté, me voilà comme anesthésiée. Les rues défilent, le temps passe. Il n'y a plus rien en moi. Le néant. Un corps engourdi déambule dans la nuit, livré à lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Et puis soudain, retentit un éternuement lointain, dans une maison alentour. Tiens... il y a des humains ici. Je continue à marcher, et peu à peu mes sens sortent de leur engourdissement. Une odeur de vieux goudron, de pluie passée, de feu de cheminée. Les minutes s'écoulent, et je reviens doucement à la vie. Quelque chose bouge à ma droite, je sursaute. Un hérisson gratte dans une pelouse, à quelques mètres, éclairé de lune. Il lève le nez vers moi et me dévisage tranquillement. Tiens... qu'est-ce que je fiche dans la rue à cette heure moi ? Quelle mouche m'a piquée ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les Tuniques Bleues</title>
    <link>http://kristina.fritalk.com/post/20070327/Les-Tuniques-Bleues</link>
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    <pubDate>Tue, 27 Mar 2007 23:19:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>kristina</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://kristina.fritalk.com/public/./.tuniques_bleues1_s.jpg&quot; alt=&quot;tuniques_bleues1.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Les Tuniques Bleues... J'en vois déjà sourire, mais je ne peux pas manquer de parler de ce chef-d'oeuvre de la bande dessinée!
Voilà bientôt 40 ans que les aventures de Blutch et Chesterfield naquirent sous la plume de Salvérius et Cauvin. Et une bonne dizaine d'années que je lis et relis mes vieux albums tout cornés, avec le même plaisir...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce que je trouve extraordinaire, tant dans le dessin de Lambil que dans le scénario de Cauvin, c'est le cynisme décapant qui caractérise la relation entre les deux héros. Cet humour particulier a vraiment eu le don de me plaire, au point de déteindre sur mon caractère. Rien n'est plus savoureux que ces répliques cassantes, cyniques, voir même sadiques que se balancent Blutch et Chersterfield à la figure! Mais où donc Cauvin va-t-il chercher tout ça ? Sans parler du génie de Lambil pour dessiner les mimiques, du sourire sadique de Blutch à la fureur de Chesterfield. Amoureux de la répartie, vous ne pourrez pas résister!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est intéressant de constater que ces dialogues explosifs sont, malgré ce qu'on pourrait croire, signe d'une amitié hors du commun... Comme dit le proverbe, qui aime bien châtie bien, et à ce sujet, je pense que Marie-Hélène et moi on s'adore ! &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Un blog, moi ?</title>
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    <pubDate>Tue, 27 Mar 2007 15:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>kristina</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Voilà un moment que je me tâte en me demandant : à quoi pourrait bien me servir un blog ? Après m'en être longuement moqué, je ne voudrais surtout pas d'un blog qui se résume à un étalage cu-cul de photos de chats ou de copines, avec les commentaires les plus stupides et hypocrites au monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ayant toujours aimé écrire, mais ne sachant jamais trop par quel bout le prendre, je me suis finalement dit que ce blog pourrait être une bonne occasion. Nous verrons ce que ça donnera ! Merci à Ploum pour le coup de pouce... &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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